Warning: Trying to access array offset on false in /home/clients/b520814af58be2fa08ea71d60b44b62f/sites/civiltacattolica.fr/wp-content/plugins/schema/includes/integrations/amp.php on line 29
LA GUERRE EN SYRIE - La Civilta Cattolica en français

Selon certains analystes, 2018 pourrait être la dernière année des combats en Syrie, avant que des sérieuses négociations de paix soient engagées, même si on ne sait toujours pas où cela pourrait se faire[1]. Les tables de négociation – celles de Genève, d’Astana et de Sotchi – se sont avérées jusqu’à présent, pour une raison ou une autre, encore incapables de résoudre cette grave situation. Du point de vue opérationnel – sauf en cas de perturbations inattendues qui, en réalité, sont toujours possibles –, il semble clair maintenant qu’Assad et ses alliés russes et iraniens l’ont emporté militairement, bien que ces forces travaillent encore sur le terrain pour éliminer les ultimes opposants du régime. Ces derniers qui ont jusqu’ici livré une opposition farouche que, selon diverses sources de renseignement, Damas aurait tenté d’étouffer en utilisant même des armes chimiques, pourtant interdites par le droit international.

L’attitude des Occidentaux, et en particulier des États-Unis, à l’égard de la Syrie est plutôt ambiguë, principalement en raison de l’absence d’une stratégie politique claire au Moyen-Orient. Souvenons-nous aussi que, de point de vue militaire, les États-Unis se trouvent dans une situation assez délicate du fait que leurs alliés sur le terrain – c’est-à-dire les forces démocratiques syriennes, composées de Kurdes et Arabes – sont attaqués par la Turquie, un pays membre de l’OTAN. De plus, avec la défaite militaire presque totale de l’État islamique, les Occidentaux et en particulier Trump croient qu’ils ont rempli leurs engagements dans la région, en détruisant les positions d’EI Isis et éliminant les terroristes; ils incitent, donc, à laisser le champ de bataille aux autres acteurs de la région[2].

En réalité, le comportement des États-Unis sur ce point n’a pas toujours été sans ambiguïté. En octobre 2017, le secrétaire à la Défense, James Mattis, avait déclaré que les troupes américaines resteraient en Syrie pour influencer (positivement) les pourparlers de paix de Genève et faciliter la transition vers la démocratie, une condition préalable à la reconstruction d’un pays détruit par sept dures années de guerre civile. Même le secrétaire d’État de l’époque, Rex Tillerson, avait confirmé cette ligne, ajoutant la nécessité de limiter l’influence des chiites et, en particulier, de l’Iran.

This article is reserved for paid subscribers. Please subscribe to continue reading this article
Subscribe

 

Giovanni Sale SJ

Recent Posts

LE SOUDAN TOUJOURS EN GUERRE

Lorsque le pape Léon XIV a déclaré que le Soudan s’était « transformé en un vaste…

3 jours ago

POUR QUE LE MONDE AIT LA VIE – Le voyage apostolique de Léon XIV en France

Du 25 au 28 septembre 2026, le pape Léon XIV s’est rendu en France pour son…

1 semaine ago

L’UKRAINE ET LE COÛT HUMAIN DU CONFLIT

Décrire la situation actuelle de l’Ukraine – un pays qui résiste depuis près de cinq…

2 semaines ago

LE PODCASTING

Au cours de ses 25 années d'existence, le podcasting a connu une croissance rapide dans…

3 semaines ago

LA DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE DES ÉTATS-UNIS, 250 ANS APRÈS

Comme le savaient jadis de nombreux élèves américains, la Guerre d’indépendance américaine débuta sur le…

3 semaines ago

LE REGRET : Un tourment qui peut devenir une opportunité

Une caractéristique propre de l’être humain « Quelle erreur d'avoir choisi cette faculté universitaire ! » « Déménager en…

4 semaines ago