Dans l’Église catholique, la liturgie continue de susciter un vif intérêt. On a discuté pendant des décennies de l’interprétation et de la traduction conséquente des textes ; on en a parlé avant et après la publication de la troisième édition vernaculaire du Missel romain ; maintenant le pape François, avec le motu proprio Traditionis custodes (« Gardiens de la tradition ») , en parle à nouveau, et sur un sujet très sensible. Afin de comprendre la nouvelle mesure, il est bon de jeter un regard sur l’histoire récente du Missel romain et les concessions pontificales qui ont maintenant été révoquées. Nous sommes guidés par François lui-même qui, expliquant dans une lettre les raisons qui l’ont amené à se prononcer sur l’utilisation d’un livre liturgique en usage depuis plus de trente ans, est à la recherche de la paix – en latin nous dirions « quærens pacem » –, une paix d’unité et d’harmonie au sein de l’Église. François, s’inspirant de son prédécesseur qui avait déjà accompagné la législation de l’époque d’une lettre similaire, s’y adresse à tous les évêques « avec confiance et parrhèsia ».
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